Sociologie

La parole du dirigeant dévoile la culture d’une organisation

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Décidément, c’est fou le nombre de données que certains laissent sur Internet concernant leur personnalité et leur comportement.

J’en veux pour preuve cet intéressant article de Charles MIGLIETTI, Président de Toucan Toco, intitulé « Quand être père m’aide à devenir un meilleur entrepreneur« .

Il ne s’agit pas, ici, de critiquer ou féliciter l’homme pour la manière dont il gère son entreprise et traite ses collaborateurs. Je préfère, de loin, m’intéresser à la culture de son entreprise.

Car, mine de rien, l’homme en dévoile beaucoup dans cet article, rien qu’avec sa prise de parole.

La culture de Toucan Toco repose sur l’appartenance et l’adhésion de chaque collaborateur à un collectif, l’entreprise. Ici plus encore qu’ailleurs, la bienveillance est de mise, et le partage un acte quotidien de la vie de travail. Pour ceux à qui ces mots ne parlent pas, rappelez vous, lorsque vous étiez plus jeune, de vos lectures sur la vie des Schtroumpfs : un village au sein duquel, malgré les différends et les dissensions, tous savent s’unir pour défendre et protéger le village contre les assauts d’un monde extérieur hostile : Gargamel, le Cracoucas, la mouche Bzzz, etc. Et le dirigeant, à ce titre, endosse le rôle du Grand Schtroumpf, un chef un brin paternaliste, qui défend et maintient la cohésion de cette petite famille en s’appuyant sur des valeurs comme l’altruisme, la solidarité et la participation collective à la conservation du bien-être général.

Mais chaque médaille a son revers. Dans ce cocon douillet, le cercle d’expansion avec un monde perçu comme un agrégat de particularismes individualistes se rétrécit. « On est toujours tout seul au monde » chantait Fabienne Thibeault. Et la philosophie de l’entreprise et/ou de son dirigeant peut s’en trouver contaminé. Dès lors, le positionnement en tant que cellule quasi-autarcique composée de familiers est censé assurer la protection de ses membres contre un milieu supposé dangereux. Une transposition sur le monde extérieur d’une tendance à l’anxiété et à l’alarmisme. De telles tendances génèrent la crainte que les choses et les gens échappent à tout contrôle. D’où une vision hiérarchique figée et dogmatique qui peut devenir étouffante. La communication ne s’effectue alors qu’entre gens qui se comprennent, l’activité porte sur le champ d’expérience personnel et privilégie le bon sens besogneux sur l’audace offensive.

Vous aussi, pouvez apprendre à décrypter la culture d’une entreprise. Pour cela, contactez moi.

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