insertion professionnelle·Le monde du travail

« Bossez à l’Ouest » : les bretons s’invitent à Paris

ll est 10h45 lorsque s’ouvre la porte de l’ascenseur sur les locaux de la Fédération du Crédit Agricole, dans le 8e arrondissement de Paris.

Bossez à l’Ouest : le nouveau credo breton

C’est en ce lieu que se tient, ce 3 février 2020, le jobdating « Bossez à l’Ouest » organisé par le Club TGV Finistère. Initialement prévu pour décembre 2019, dans la foulée du jobdating du Club TGV Côtes d’Armor, la grève des transports suscitée par le projet de réforme des retraites a contraint le Club TGV Finistère à repousser la date de l’événement. Mais rien n’arrête la Bretagne dans sa volonté de développement économique.

A la recherche d’une nouvelle opportunité, je ne pouvais manquer ce rendez-vous avec les terres d’Armorique, berceau d’une partie de ma famille…et même cercueil.

Intérim : engagez vous…
Ma première visite sera pour le stand ADECCO. D’abord parce que les agences de travail par intérim sont en relation avec un grand nombre d’entreprises, et qu’elles connaissent leur besoin. Ensuite pour des raisons pratiques : au moment de mon arrivée, mes deux interlocutrices sont disponibles. Un échange cordial, comme tous ceux que j’aurais sur ce jobdating. Si je suis écouté avec attention, aucun poste en rapport avec mes compétences n’est disponible en l’état actuel du marché. Je suis, par contre, invité à m’inscrire sur le site Internet d’ADECCO à Brest et sur celui de SPRING France. Un signal que le monde de l’intérim fonctionne en flux tendu, et pour les personnes disposant d’un profil professionnel précis. Je remercie mes deux interlocutrice et me dirige vers l’étape suivante.

Chauffeur de bus, pourquoi pas ?
Deuxième étape de mon périple : Transdev CAT (pour Compagnie Armoricaine de Transport). Les métiers du transport ont le vent en poupe. Jessica COIET et sa collègue m’indique que leur recherche de candidats porte sur des chauffeurs de bus. Le permis D n’est pas exigé, il est possible de le passer en sollicitant Pôle Emploi et la FIMO (Formation Initiale Minimum Obligatoire). Dans mon cas, la difficulté vient du fait qu’en bon parisien, je n’ai même pas le permis B. Bien que très éloigné de mon profil, je note toutefois l’existence de cette alternative professionnelle avant de reprendre mon parcours.

Sur les pas de la presse bretonne
Mes pas me mènent ensuite vers le stand du journal « Le Télégramme ». Un journal régional que tout amoureux de la Bretagne a déjà lu au moins une fois. Moi inclus, pour y trouver les éléments à inclure dans ma cartographie des acteurs de la région brestoise et du Finistère.

Bien qu’intéressées par mon profil et mon parcours professionnel, mes deux interlocutrices ne cachent pas leur scepticisme sur la fréquence des postes à pourvoir dans mon secteur d’activité. Pour autant, ma proposition d’envoi d’un compte-rendu du jobdating semble les intéresser, puisqu’elles m’indiquent une adresse e-mail où l’envoyer. Un piste à suivre…

Quitter Paris pour s’épanouir ailleurs…
Juste à côté du stand du « Télégramme » se trouve celui de « Paris, je te quitte », animé par Aurélie DE COOMAN et Kelly SIMON.

Crédit Agricole et « Paris Je Te Quitte » côte à côte.

Là, pas de distribution de CV, mais une intéressante discussion sur les effets bénéfiques du réchauffement climatique sur le tourisme en Bretagne, mais aussi sur la concurrence touristique de la Normandie et du Pas-de-Calais. Avec des perspectives intéressantes en terme de communication sur l’attractivité touristique de la région. Les jobdating servent aussi à cela.

Toute une banque pour moi ?
A ce stade de ma visite, un visage interpelle mon attention : celui d’Alexis KUMMETAT, administrateur du groupe LinkedIn du Club TGV Bretagne. L’occasion pour moi d’aller le saluer. Il se trouve aux côtés de Jean-Paul KERRIEN, Président du Crédit Agricole du Finistère et hôte de ce jobdating. L’occasion pour moi d’engager la conversation avec eux, avant un échange de cartes de visites. Et pile à ce moment là, Charles LE DURAND, DRH du Crédit agricole du Finistère, et sa collaboratrice sont disponibles pour moi. L’homme ne m’est pas inconnu, puisque j’ai commenté quelques jours auparavant un de ses posts sur LinkedIn, annonçant sa présence au cours de ce jobdating. Ce dernier se montre intéressé par mon profil, même si, par ailleurs, aucun poste n’est disponible pour l’heure. Mais je constate que, lors de ces différents entretiens, l’intitulé du poste compte moins que la manière de présenter ses compétences et son parcours. Une différence notable par rapport aux offres d’emploi ou aux candidatures spontanées.

APSIDE : la tête dans les étoiles
Et puis, je décide de tenter l’improvisation. Puisque les deux personnes qui tiennent le stand de la société APSIDE sont disponibles, je décide de les rencontrer. Le site de l’entreprise, vu rapidement, me semblait très orienté informatique tech, codage et autres. Tout faux !

Enfin, pas tout à fait…Si APSIDE réalise effectivement des missions techniques en informatique pour ses clients, son champ d’activité semble plus large, aux dires d’Arnaud THOMAS et d’Anaëlle MENARD. Et je découvre, à travers Arnaud THOMAS, une personne férue d’Intelligence Economique. Enfin quelqu’un pour qui ce n’est pas un gros mot, et qui comprend qu’une démarche de collecte de données sert à repérer les signaux faibles. Du coup, la conversation dépasse le strict cadre professionnel et évolue vers la Bretagne et ses charmes, mais aussi ses enjeux. Quant à Anaëlle MENARD, elle me reconnaît immédiatement grâce au commentaire posté quelques jours plus tôt sur son post LinkedIn annonçant sa présence.

Faut-il fréquenter les jobdating ?

Obtiendrais-je mon prochain poste par ce biais ? Je l’ignore.

Ces rendez-vous de masse sont-ils facultatifs dans la vie d’un chasseur de poste ? Il s’agit, au delà de la détection d’opportunités professionnelles, de voir, d’être vu et d’être reconnu. « Chaque voyage commence par un premier pas »…

Annexe : CHASSEURS DE POSTES : LES BONNES PRATIQUES

Tout comme un entretien de recrutement, un jobdating se prépare. D’autant plus que vous allez avoir plusieurs pré-entretiens de recrutement en très peu de temps.

1 – Soyez un enquêteur

Ne passez pas plus de 2 à 3 heures sur les lieux. A cause du monde qu’il y aura, plus vous resterez longtemps, plus votre vigilance et votre dynamisme se réduiront. Choisissez donc avec soin les entreprises que vous souhaitez rencontrer. Renseignez vous sur eux, sur les postes qu’ils proposent. Vous pourrez ainsi préparer votre pitch. Pour ma part, et dans le contexte de ce jobdating, j’ai poussé l’enquête jusqu’à réaliser une cartographie des acteurs de la région brestoise et du Finistère. Un support qui m’a permis de reconnaître certaines personnes dans l’assistance.

2 – Soyez visibles et présents sur les médias sociaux

De manière générale, les organisateurs et les participants au jobdating émettent des messages sur les réseaux sociaux pour rappeler la tenue du jobdating ou, pour les entreprises participantes, leur participation. L’occasion pour vous de commenter, en signalant votre présence sur l’événement, et en indiquant votre passage sur le stand de l’exposant. Pour l’avoir fait, certains d’entre eux se sont souvenu de mon commentaire. Inscrivez vous également sur le ou les groupes de l’événement, pour être tenu au courant de l’avancée du projet, des changements de date, etc. Pour cet événement, j’étais visible et présent sur les groupes LinkedIn « Bossez à l’Ouest » et « Club TGV Bretagne ».

3 – Préparez votre dossier

Pour un jobdating, votre dossier doit contenir :

a) L’invitation délivrée après votre inscription au jobdating
b) Votre CV en 15 à 20 exemplaires.
c) Si votre métier s’y prête, un exemple de réalisation : pour ceux qui réalisent des études documentaires, comme moi, une cartographie d’un acteur ou le plan détaillé d’une étude suffiront.
d) Des cartes de visite. Avec certains interlocuteurs non RH, le CV n’est pas pertinent.

4 – Arrivez tôt
Souvenez vous que d’autres sont en recherche de postes. Les exposants seront submergés de visiteurs et plus vous attendrez, plus votre vigilance et votre dynamisme se réduiront.

Pour aller boire à la source :

Le site Internet du Club TGV Bretagne
Le site Internet de SPRING France
Le site Internet de TRANSDEV CAT
Le site Internet d’offres d’emploi du groupe TELEGRAMME
Profil d’Alexis KUMMETAT
Profil de Jean-Paul KERRIEN
Profil de Charles LE DURAND
Profil de Aurélie DE COOMAN
Profil de Kelly SIMON
Le site Internet d’offres d’emploi d’APSIDE
Profil d’Arnaud THOMAS
Profil d’Anaëlle MENARD

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