insertion professionnelle·Le monde du travail

Comment faire votre veille concurrentielle quand vous cherchez un job ?

Nous avons étudié, dans un précédent article la manière de procéder pour faire une veille concurrentielle.

Or, si Gérard et Jean-Louis sont déjà en train de mettre ces pistes en pratique, Elodie et Hélène s’interrogent : comment faire de la veille concurrentielle quand on n’est pas une entreprise ? demande Hélène. Et quand on n’est même pas sur le marché ? rajoute Elodie.

Je réponds à ces interrogations par une remarque préliminaire : quand vous proposez vos services pour occuper un poste, que ce soit comme salarié ou comme indépendant, vous vous adressez aux entreprises. Et celles ci reçoivent plusieurs dizaines de candidatures par jour. Donc, les entreprises sont les prospects que vous désirez séduire, et les autres candidats vos concurrents. L’appellation de « marché de l’emploi » se justifie donc pleinement.

En outre, pour les cadres, la veille est une démarche concrète, comme en témoigne l’APEC :

Fort de ce constat, pour réaliser une veille concurrentielle, il suffit de dérouler la méthodologie précédemment expliquée :

1 – Identifier vos concurrents. : Concernant Elodie, rappelez vous : elle est diplômée du Master Management Stratégique de l’université Clermont Auvergne. Par conséquent, elle va se retrouver confrontée à :

Des concurrents directs réguliers : les diplômés des autres universités de France, en particulier ceux issus des IAE, voire d’Europe ou du reste du monde si elle choisit de quitter la France.Si elle reste en France, cependant, subira t-elle une forme de discrimination à l’embauche lié à la localisation de son université ? En particulier par rapport aux diplômés des universités parisiennes ou franciliennes ? « J’ai des questions à toutes vos réponses » a dit un jour Woody Allen. Une formule à graver dans le pilotage de toute démarche de veille. Incidemment, dans le cas présent, les veilles concurrentielle et environnementale se complètent. Il est à noter que des disparités de salaire existent selon l’université qui délivre le diplôme. Une disparité qui fait la part belle aux diplômés parisiens…mais dont les diplômés de province en quête d’un poste en Île-de-France pourraient tirer parti.

Des concurrents indirects réguliers : les diplômés des business schools ou des écoles de commerce, qui, grâce notamment au réseau des anciens, font de l’employabilité de leurs étudiants un élément essentiel du cursus. Pour autant, Elodie ne part pas avec un handicap, puisque l’insertion professionnelle des diplômés de l’université est en constante amélioration .

Des concurrents directs et indirects occasionnels : ce sont tous les professionnels issus de la formation continue en recherche passive ou active de poste. Elodie pourrait alors se retrouver en concurrence avec…Hélène, l’assistante en mal de reconnaissance, si celle ci décidait d’user de son droit à la formation professionnelle pour se former au management et, ainsi, valoriser son parcours.

Des concurrents directs potentiels : ce sont tous les professionnels, avec ou sans diplôme en recherche passive ou active de poste, qui ont mis en valeur aux postes qu’ils ont occupé, des savoir-être managériaux. Ceux ci peuvent alors valoriser ce savoir-faire par le biais de la VAE (valorisation des Acquis de l’Expérience) ou mettre en avant les résultats atteints.

Des concurrents indirects potentiels : on pense à l’Intelligence Artificielle, qui pourra être un concurrent en ce qu’elle se substituera pour certaines décisions à l’intelligence humaine. Cependant, des hommes resteront nécessaires pour valider la pertinence des décisions suggérées par la machine. Par ailleurs, le possible développement du freelancing ou du télétravail exercera une influence certaine sur la manière de manager des services, des équipes. Les managers devront donc se former pour rester compétents à leur poste. Un axe autour duquel Elodie devenue quadragénaire ou Hélène passée le cap de la cinquantaine pourraient développer des compétences complémentaires pour mettre à jour leur formation, et rester compétitives face aux nouveaux jeunes diplômés venus les défier.

2 – Définir vos objectifs : ceux suggérés dans le précédent article constituent une entrée en matière suffisante.

3 – Inventorier les informations à collecter : ce bref aperçu de la mise en place d’une veille concurrentielle permet de détecter de nombreuses sources :

Et bien d’autres, dont l’énumération serait inutile et fastidieuse…

Ce tour d’horizon, vous l’aurez compris, se veut généraliste. Des pistes spécifiques existent selon les marchés abordés et les métiers spécifiques. Pour en savoir davantage, contactez moi.

3 réflexions au sujet de « Comment faire votre veille concurrentielle quand vous cherchez un job ? »

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