Collecte de données en ligne

La veille : une vision, une équipe, des outils

 

Me voilà à l’aube de commencer une nouvelle aventure professionnelle. Une occasion pour moi de partager ma vision d’une démarche de veille.

Ikigai

Faire de la veille, c’est développer une vision

J’ai vu trop d’organisations réaliser la surveillance de leur environnement sur le mode collecte/diffusion de données. Il en résulte que les contenus documentaires sont peu porteurs d’enseignement, notamment pour les personnes en charge de la prise de décisions.

Pourtant, le professionnel de la veille se différencie du journaliste sur un point : le journaliste relate les événements qu’il constate au moment d’écrire son article. Le veilleur comprend pourquoi et comment le monde va évoluer. La complexité du monde, parfois invoquée pour dénoncer l’inanité d’une démarche de veille, est un faux prétexte. Le monde est imprévisible pour les improvisateurs. Mais c’est précisément parce que le monde est complexe qu’il est essentiel de savoir le décrypter non seulement au travers des informations qu’il nous livre, mais aussi au travers de la culture d’entreprise, et de ses critères d’évaluation de sa performance économique : « la vision contient des éléments liés à l’augmentation de la productivité et à l’amélioration de la rentabilité, la décision ne sera sûrement pas la même que si elle priorise plutôt la diversification des marchés et l’augmentation des ventes« . C’est la cohérence entre la vision du monde extérieur et la vision du monde de l’organisation qui fait de la veille cet exercice d’équilibriste. Le bon veilleur a un pied dans son entreprise, et un pied en dehors.

Faire de la veille, c’est travailler en équipe

Le veilleur solitaire est un mythe. Faire de la veille requiert un soutien humain : en interne parce que l’union fait la force. Mais comme veiller, c’est traiter les données recueillies, la clé d’un traitement pertinent repose sur une équipe diverse : des hommes, des femmes, des juniors, des seniors, des français, des étrangers…A ce titre, le « copier/cloner » de certains recruteurs, mais aussi de certains opérationnels qui ne s’entourent que de personnes issues de leur propre milieu est une plaie. Certes, la relation est confortable lorsqu’il suffit d’une allusion pour se comprendre. Mais pour se confronter à des situations nouvelles, elle devient peu satisfaisante.

Faire de la veille nécessite aussi un soutien externe : notamment de la part de personnes qui connaissent l’environnement économique de la position qu’ils occupent, et seront ravis de le partager avec vous. Voilà un autre moyen d’enrichir sa vision.

Faire de la veille, c’est se doter des bons outils

Et inutile d’investir des sommes exorbitantes dans des « usines à gaz« …De mon expérience de formateur, je retire que l’outillage commence par l’apprentissage de réflexes simples : définir ce que vous souhaitez trouver, vous débarrasser de la « Google dépendance » pour trouver de l’information à valeur ajoutée ailleurs, élaborer des requêtes de recherche étoffées, avec des mots-clé spécifiques et pertinents, des opérateurs booléens…C’est surtout inventer au quotidien de nouveaux moyens d’accéder à l’information.

Ensuite, et seulement lorsque le périmètre de votre démarche de veille s’étendra, vous pourrez songer à vous doter d’une plateforme de veille qui automatisera la collecte…mais pas le traitement. Pour cela, la matière grise restera votre élément le plus sûr. Avec, bien entendu, l’aide de méthodologies et de grilles de lecture enseignées dans certaines formations, qui vous serviront de guide, mais certainement pas de dogme. Et là encore, la diversité (voire la neurodiversité) sera un gage de réussite.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.

Sources

ISCOPE « anticiper l’évolution de l’environnement« 

VEILLE COOP « Mission – vision – valeur : un trio indispensable« 

« Patrick CUENOT « Collecte de données en ligne : le chargé de veille connaît les opérateurs booléens »

Patrick CUENOT« Collecte de données en ligne : évitez la « Google dépendance »

Patrick CUENOT « Neuro-diversité : quelle valeur ajoutée pour les entreprises ?« 

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