Analyse de données·psychologie

Ciblage comportemental et profiling : une génération de l’apparence et de l’image

Il paraît que la génération digitale prend tout ce qu’elle lit sur Internet pour argent comptant. C’est, du moins, la conclusion d’une recherche menée par une étude de l’université de Stanford aux États-Unis.

Voilà une génération qui diffuse l’image, l’apparence qu’elle veut donner d’elle même, à la fois irréprochable, attrayante et curieuse de tout. L’image est d’ailleurs prépondérante dans son appréhension de l’environnement. Il lui faut briller en société : pour se rendre intéressante, pour devenir un pôle d’attraction, un personnage central.

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Si la tendance « selfie » est, sur ce point, éloquente, elle masque l’expression de leur personnalité au sein d’un collectif : couple, groupe de copains, réseaux, qu’ils soient ou non sociaux, etc. pour mieux se sentir exister et asseoir sa place dans la société, tant il est vrai que « le gagnant rafle la mise« . Mais en même temps, cette importance du groupe dans la vie personnelle se manifeste notamment à travers la préoccupation pour la qualité de la vie et l’attention portée aux autres.

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A leur passif, toute démarche d’analyse en profondeur, de prise de recul et de distance critique est balayée soit au dépens de leurs aspirations et de leurs enthousiasmes du moment, soit de convictions tranchées et de principes inébranlables, qui les conduit sur la voie du dogmatisme. Il suffit que s’ajoute à cela une recherche unilatérale d’informations sur Internet, notamment pour valider une hypothèse préconçue, avec la crainte d’être rejeté par son environnement social, celui que l’adolescent fréquente sur les réseaux sociaux auxquels il est abonné, en cas de divergence de vue, et la cause de cette cécité intellectuelle devient compréhensible, à défaut d’être acceptable.

Il reste que cette cécité pourrait servir les intérêts d’influenceurs de tous poil : qu’il s’agisse de groupuscules radicaux religieux (islamisme), politiques (anticapitalisme) ou environnementalistes (éco-terrorisme), mais aussi de tous les acteurs économiques qui utiliseront les connaissances acquises sur le fonctionnement du cerveau dans le but de promouvoir et de vendre leur produit ou leurs prestations de services.

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