Profiling verbal

Veille et profiling : ces mots qui vous dévoilent

Les mots que nous prononçons constituent autant de sésame qui dévoilent notre personnalité et notre comportement.

export

« Vous n’aurez pas ma haine » clame Antoine LEIRIS dans sa lettre ouverte sur sa page Facebook aux terroristes responsables des attentats du 13 novembre 2015. Un témoignage fort relayé par la presse quotidienne nationale.

Une phrase qui, pourtant, éveille des interrogations dans les milieux de l’analyse comportementale : le propos de l’homme blessé est-il en cohérence avec la photo qui l’accompagne ?

Je laisse les exégètes de la communication corporelle débattre sur ce point. Car, à mes yeux, les mots sont également révélateurs de tendances psychologiques à prendre en considération.

Dans le cas de M. LEIRIS, et sans se lancer dans une démarche approfondie, il est possible de détecter trois tendances au travers de son propos :

1 – L’homme se positionne d’entrée dans une démarche d’éloignement de sa douleur. Sigmund FREUD expliquait que notre ça, qui représente nos envies instinctives, nous rapproche de ce qui nous est agréable et nous éloigne de ce qui nous est douloureux. Mais chaque individu, selon sa culture, son éducation et ses valeurs, privilégie l’une ou l’autre des approches. Le processus psychologique de M. LEIRIS privilégie l’éloignement, en l’espèce, celui généré par un sentiment désagréable : la haine. Ce qui signifie que, dans son appréhension quotidienne du vécu, et indépendamment de l’événement douloureux qui le frappe, l’homme a tendance à noter d’emblée chez toute personne ou dans toute situation ce qui ne va pas, ce qui manque, le défaut de la cuirasse. Il en résulte que cet homme sera davantage motivé par la perspective de ce qu’il a à perdre dans une situation donnée, des regrets qu’il nourrira, qu’il s’agisse d’une situation professionnelle, sentimentale ou autre. Dans ce cas précis, les valeurs qu’il souhaite transmettre à son fils.

2 – L’homme se positionne d’entrée dans une démarche individuelle. La clé de l’évaluation des situations auxquelles il se trouve confronté et de ses prises de décisions se trouve dans des critères qui lui sont propres. Il se laisse donc peu influencer par son environnement extérieur, et n’éprouve pas le besoin de rechercher l’approbation de ses proches pour se décider et agir. Dans un contexte professionnel, il peut paraître difficile à manager, à moins que l’exercice de son métier ne requiert une grande autonomie

3 – L’homme communique sur le mode informatif. Partant de là, il est possible d’en conclure qu’il exerce un métier dans lequel il se trouve en contact avec les autres : professeur, conseiller, chargé de recrutement ou des métiers d’investigation, comme chargé d’étude, enquêteur, détective, policier, gendarme…ou journaliste.

Cette rapide analyse comportementale ne constitue qu’une infime partie des formations que je dispense. Pour plus d’informations, contactez moi.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s