Collecte de données en ligne

Veille : la question la plus importante à poser

Savoir, c’est parfois apprendre à connaître. Or, lorsqu’il met en place un dispositif de veille ou un système d’information et d’aide à la décision, nombreux sont ceux qui ont tendance à s’enfermer dans un biais cognitif : celui de l’heuristique de disponibilité, qui consiste à s’appuyer sur les données dont chacun dispose pour traiter le sujet. Notamment les données techniques.

Ainsi, sollicitées pour réaliser une veille sur le gaspillage, la première réaction de nombreuses personnes va être soit de chercher dans leur mémoire les informations récentes dont elles ont eu connaissance sur le sujet, soit d’élaborer une requête sommaire sur le moteur de recherche de son choix pour cerner les données immédiatement disponible ou les ressources sur lesquelles s’appuyer pour mettre en place son dispositif de veille.

Or, sur la recherche en ligne précédemment citée, la plupart des résultats obtenus ce jour concernent le gaspillage alimentaire. Ce qui enferme l’auteur de la recherche dans une problématique spécifique, alors qu’il existe d’autres formes de gaspillage.

Il existe pourtant une autre manière de procéder, et c’est la première question qui doit s’imposer à l’esprit : qui est la personne ou l’organisation qui sollicite cette veille sur le gaspillage : un professionnel de bouche ? une GSA (grande surface alimentaire) ? Une municipalité ?

Et au sein de l’organisation, qui est la personne qui sollicite l’information ? A quel poste évolue t-elle ? Sera t-elle l’utilisatrice des données qui lui seront transmises, ou simplement un intermédiaire ? Et dans ce cas, qui sera l’utilisateur final ? Et surtout, quelle est la nature et l’étendue des connaissances dont elle dispose sur le sujet pour lequel elle sollicite cette information ?

Bien entendu, la liste des questions à poser sur cet unique thème n’est pas limitative. Cependant, les réponses fournies permettent déjà de se faire une idée approximative non seulement du besoin de l’interlocuteur et/ou du service intéressé en informations, mais aussi de la perception de son environnement économique par l’organisation et, partant, de sa stratégie pour se maintenir et évoluer au sein de cet environnement. Et à partir de là se mettent en place non seulement les moyens techniques d’accéder aux données disponibles sur Internet : requêtes de recherche, support de données, etc, mais aussi l’axe et la profondeur de l’analyse à développer. Car faute d’analyse, trop de données tuent la veille.

Garder l’humain comme pierre angulaire du dispositif de veille permet donc de développer un système d’information qui lui sera propre et satisfera son besoin. Voilà pourquoi, dans certains cas, il vaut mieux connaître la question que d’imaginer la réponse.

 

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