Profiling non verbal

Connaître l’entreprise pour comprendre le salarié

En ce frais samedi d’été, je découvre avec intérêt l’intervention de Thibaud RENARD, responsable Intelligence Economique de la CCI France, sur le blog « Intelligences Economiques » de Christophe ROHEL.

La lecture de ce billet est une bonne surprise à plus d’un titre :

D’abord, parce que je découvre un blog sur l’Intelligence Economique dont j’ignorais l’existence. A moins que je l’ai oublié, l’âge a parfois sur la mémoire des effets indésirables.

Ensuite, parce que décliner l’Intelligence Economique au pluriel, comme le propose le titre de ce blog, souligne non seulement la diversité de la matière, mais la pluralité d’approche qui existe, y compris dans le cadre d’une démarche interculturelle.

Enfin, parce que le propos de Thibaud RENARD est, comme souvent, pertinent, notamment lorsqu’il propose de déconnecter l’Intelligence Economique du ROI.

Une seule restriction tempère mon enthousiasme à la lecture de ce billet : nos mentalités françaises aiment les tribus. Vercingétorix avait d’ailleurs rencontré moult difficultés pour fédérer les différentes tribus gauloises dans sa lutte contre l’attaquant romain, ce qui provoqua sa chute. Le temps passe, mais la tendance tribale reste : lorsqu’il est fait allusion aux entreprises, nous évoquons toujours les grands comptes, les ETI (établissements de taille intermédiaire), les PME/PMI, les TPE…

Ces acronymes barbares, derrière une volonté de généralisation et de fédération, passent sous silence ce qui fait la spécificité d’une organisation, qu’il s’agisse d’une association, d’une entreprise ou même d’une administration : son environnement économique tel qu’elle le perçoit et sa culture d’entreprise. Ce qui fait que deux entreprises de taille différente évoluant sur deux marchés différents peuvent avoir la même vision, mais que deux entreprises concurrentes de même taille peuvent développer des visions radicalement opposées.

De ce fait, ce qui apparaîtra comme une « success story » pour l’un revêtira un caractère anecdotique pour l’autre. C’est notamment l’une des difficultés à laquelle je me heurte lorsque je prépare une formation inter-entreprises. C’est pour cela que mon travail de préparation inclut non seulement une compréhension du besoin en connaissances du participant, mais aussi une connaissance de l’environnement d’entreprise au sein duquel il évolue.

2 réflexions au sujet de « Connaître l’entreprise pour comprendre le salarié »

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