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Faire de la veille pour une association

Mon attention a retenu, ce matin, ce document intitulé « Qu’est-ce que la veille documentaire pour les associations« .

La veille peut se pratiquer dans n’importe quelle organisation, quelle que soit son statut juridique, à condition de prendre en considération ses spécificités.

L’intérêt de concevoir et de mettre en place un dispositif de veille ou une action de formation sur ce sujet pour une association réside dans la diversité des organisations régis sous ce statut. Car les contraintes qui pèsent sur une association à but non lucratif ne sont pas celles que connaissent les associations à but lucratif. Et les congrégations religieuses ont, elles aussi, leurs spécificités.

Pour rester dans le cadre de l’association à but non lucratif, la diversité des associations existantes reflète celle des thèmes à veiller. Car les préoccupations de l’AJLBT (Association des Journalistes Lesbiennes Gay Trans et Bi) ne sont pas celles de l’ADIAM (Association Juive pour le Maintien à Domicile).

De même, le retour périodique d’un événement peut avoir une importance différente d’une association à l’autre. Ainsi, l’arrivée des mois d’été marque, pour une association de protection animale, la recrudescence des abandons, tandis que pour une association d’aide aux personnes âgées, elle signifie le retour de la prévention contre le risque de déshydratation.

Certaines veilles sont pourtant communes aux deux types d’associations précédemment cités : la veille sanitaire, par exemple. Si, pour les personnes âgées, l’hiver marque l’arrivée des épidémies de grippe, le printemps et l’été constituent, pour les associations de défense des animaux, celles de maladies mortelles comme la piroplasmose. A l’inverse, la veille concurrentielle ne présente que peu d’intérêt dans le milieu associatif, certaines associations privilégiant plutôt le partenariat et l’entr’aide, notamment pour mutualiser une prestation de veille.

Par ailleurs, les associations à but non lucratif se caractérisent par des ressources financières souvent limités. Des lors, les solutions de veille proposées devront être sinon gratuites, du moins peu onéreuses. Un marché que les éditeurs de logiciels de veille n’ont pas encore investi. L’humain a donc de beaux jours devant lui.

Enfin, une problématique reste commune à toutes les associations sans but lucratif : trouver des fonds pour subsister. Si le Ministère de la Culture et de la Communication en fournit une liste, des solutions de crowdfunding s’offrent désormais aux associations humanitaires. Pour les autres, le système D prévaut. S’orienter dans le maquis des solutions existantes nécessite, dès lors, le recours à des spécialistes de la veille en ligne.

6 réflexions au sujet de « Faire de la veille pour une association »

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