Collecte de données en ligne

Des outils et des hommes : le chargé de veille prend position

Je suggère, pour commencer l’année, de lire le premier billet publié par CaddEreputation.

Pour ma part, je ne pense pas que la machine et l’algorithme supplanteront l’humain.

Pour la collecte, nombre d’organisations préfèrent prendre un professionnel et le former à la veille. Sauf que collecter des données, c’est inventer tous les jours de nouvelles requêtes pour y accéder. Et je constate, en tant que formateur, que le processus d’élaboration d’une requête n’est pas toujours bien assimilé, notamment dans les milieux étudiants (quoique, pas que…). Maintenant, et pour faire preuve d’optimisme, je parie que ce sera le cas dans 5 ou 10 ans. Donc, le professionnel de la veille ne devrait pas se focaliser sur la collecte. Même s’il ne devra pas non plus la dénigrer.

Quant aux outils…Ah, les outils…Que les veilleurs en herbe apprennent déjà à maximiser Google, et le métier aura déjà fait un grand pas. Et nous, professionnels, pourrons ensuite leur expliquer dans quelles circonstances et par quels moyens se passer du moteur de recherche de Mountain View.

Un professionnel de la veille se doit aussi d’être capable de traiter les flux de donnés collectés. Et là, nous en sommes encore à l’Année Zéro, et que ce soit auprès des étudiants ou des professionnels. Je suis toujours surpris de constater qu’à l’heure où Internet génère une approche systémique du réel, tous les interlocuteurs auxquels je me trouve confronté pensent encore en mode dialectique, quand ils ne sont pas restés figés sur la pensée aristotélicienne : « définition – critères – application » (la fameuse DCA, très pratiquée notamment dans les milieux juridiques).

A mon sens, plutôt que de se présenter comme chargé de Veille (ce que je fais encore, je sais…), les professionnels de la Veille devraient se positionner comme responsables de veille ou superviseurs de veille. Car eux seuls disposent de la distance et du recul nécessaires, mais aussi du savoir et du savoir-faire, pour piloter une collecte de données (que ce soit pour la méthode ou les outils à utiliser) mettre bout à bout les analyses d’experts afin d’en tirer les conclusions qui permettront à un dirigeant d’organisation de définir et faire mettre en œuvre une stratégie.

Mais les dirigeants d’organisation sont-ils encore des stratèges, ou pilotent-ils leurs organisations à vue, en se réfugiant derrière le prétexte de la crise économique pour ne rien planifier tout en priant, tel le capitaine du « Titanic« , pour que leur entreprise ne heurte pas un iceberg ? C’est un autre débat, qui déborde le cadre de celui ici ouvert.

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