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Un chargé de veille au Veillelab Rhône-Alpes

C’est par une chaude et magnifique journée que j’arrive à la Gare de Lyon Perrache. Ma sacoche dans une main, mon ordinateur portable à l’épaule, me voilà prêt à participer à la rencontre des veilleurs de la région Rhône-Alpes. La rencontre doit se dérouler dans le quartier de la Croix-Rousse, au nord de la ville. Le temps de contempler le panorama de la ville qui s’étend devant moi, baigné de ce soleil estival que d’aucuns appelaient de leurs vœux ou d’observer depuis un banc les allées et venues sur la place de la Croix-Rousse, et voilà qu’arrive l’heure de la rencontre dans un café convivial.

L’accueil réservé par Stéphanie Barthelemi, toute de rouge vêtue qui me reconnaît rapidement, est chaleureux. Je descends donc en sous-sol, où quelques veilleurs sont déjà en train de discuter. La rencontre rassemblera une quinzaine de personnes. Parmi elles, Marie Mulé, co-organisatrice de l’événement, que j’accapare de ma conversation. Il est vrai que nous avons de nombreux sujets de conversation communs : l’e-réputation, le marché de l’emploi sur le secteur de la Veille, le Salon I-Expo auquel j’étais présent, sans compter le 5e gala de l’Intelligence Economique…Une occasion aussi de la remercier pour tout le bien qu’apporte son blog à ceux qui recherchent stages ou postes fixes, tant la dispersion des offres ne facilite pas la veille, malgré l’émergence du métier, notamment auprès des institutionnels de la recherche d’emploi.

Mais cette rencontre me permet aussi de croiser les professionnels de la Veille en une région fort dynamique. Premier constat : l’équilibre homme/femme est à peu près respecté. Voilà qui permet de varier les sujets de conversations, en échappant au piège du « tout technologique », si typiquement masculin. Par contre, une importante proportion des personnes présentes travaillent en CCI ou à la Chambre des Métiers. « importante » ne signifie toutefois pas « exclusive » : les consultants indépendants sont également de la fête. Mais la tendance forte semble être l’exercice de la Veille par des organismes publics. Cela permet notamment à la région d’être représentée à l’Exposition Universelle de Shanghaï, comme me le rappelle un professionnel auprès de la CRCI. Pourtant, Marie, qui suit de près le marché de l’emploi sur son blog, me confirmera que la crise, loin de réduire la demande des entreprises en matière de professionnels de la Veille, a provoqué une augmentation des offres de stage. Les entreprises, si elles ont compris l’intérêt de faire de la Veille, ne jugent toujours pas opportun l’ouverture d’un budget spécifique pour ce poste. Une attitude entrepreneuriale typiquement française, qui relance un débat déjà en cours dans la presse : quel modèle économique pour l’information en ligne ? Voilà qui rejoint une constatation de Martine Zuber, déléguée CFDT de la Fédération Culture et communication : « en France, nous considérons que [ces services] doivent être gratuits ». Ces tenants de l’information gratuite considèrent notamment que l’information serait un bien public consommable collectivement, donc dépourvu de valeur marchande. Hervé Heyraud, Président-fondateur du site lepetitjournal.com, estime, quant à lui, que la facilité de duplication de l’information sur Internet et sa vitesse de diffusion constituent des freins à l’information payante. Alors, comment faire de la Veille et de l’Intelligence Economique des besoins solvables pour les entreprises, et une ressource financière pour ceux qui en vivent ?

En complément de ce débat, une analyse complémentaire de l’état et de l’évolution du marché de l’emploi en France sur le secteur de la Veille permettrait d’en avoir une vision plus claire. Mais le temps que consacre Marie à son blog n’est pas extensible, et toute offre d’aide sera bienvenue.

Cette rencontre est aussi, pour moi, l’occasion d’évaluer l’impact extrêmement mitigé, pour ne pas dire plus, du statut d’auto-entrepreneur auprès d’une professionnelle à la Chambres des Métiers de Haute-Savoie, pour qui la mesure ne s’accompagne pas toujours de l’apport en formation nécessaire à la gestion d’une activité autonome.

L’heure avançant, les estomacs crient famine. Une bonne occasion de se retrouver à 11 ou 12 devant une assiette, à la pizzeria proche. Stéphane Koch pilotera avec maîtrise et autorité la disposition des tables afin que le groupe ne soit pas séparé. Une occasion de faire connaissance avec SirChamallow, un twitternaute passionné, et Pierre, un savoyard qui conseille les entreprises sur la gestion de leur image de marque.

Au final, une rencontre d’autant plus plaisante qu’elle était la première sur la région, qui laisse augurer de bonnes perspectives pour celles à venir une fois passée la période estivale. Merci à tous pour l’accueil, et bravo à Marie pour son compte-rendu, agrémenté de photos, sans oublier celui de Stéphanie et de Yannick « Yeca« .

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