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Un chargé de Veille à I-Expo

Il est dix heures bien tassé lorsque je franchis les portes de Paris Expo, pour entrer au Salon I-Expo, l’antre de la Veille et de l’Intelligence Economique. Ils sont venus, ils sont tous là, ceux qui offrent des solutions informatiques de Veille. Premier constat, à quelques exceptions près, les exposants présents sont sensiblement les mêmes que ceux de Documation.. Pas de cabinet de l’Intelligence Economique (sau FLA Consultants), d’organisations de défense professionnelle (sauf ADBS), d’institutions publiques (sauf l’INPI), d’établissements de formation…La Veille et l’Intelligence Economique passent par Internet ou ne passent pas.

Pour commencer, un saut sur le stand d’Iscope, sur lequel les exposants sont déjà fort affairés à satisfaire la curiosité des visiteurs. C’est que, pour eux comme pour les autres, le Salon est une opportunité pour présenter leurs produits, mais aussi dénicher de nouveaux clients, sans compter la surveillance des concurrents…

Je décide de m’attarder sur le stand d’AMI Software. J’aimerais voir fonctionner AMI Opinion Tracker. L’exposant se révèle conciliant. De mon côté, je suis rassuré : pas de révolution pour ceux qui ont déjà travaillé sur AMI Entreprise Intelligence, dont je fais partie. Chez AMI, tout est fait pour faciliter le travail du veilleur « béotien : paramétrage des sources, intégration des widgets externes…Les professionnels des logiciels de Veille anticipent ainsi le remplacement du veilleur professionnel par des professionnels pour lesquels la Veille ne sera plus qu’une mission parmi d’autres. Voilà qui pourrait réduire l’impact de LOPPSI 2, cette démocratisation de la Veille qui pourrait laisser croire que le métier n’existe pas. Il n’en n’est cependant rien, comme me le rappelle une interlocutrice travaillant pour une grande banque française. Les établissements financiers sont légalement tenus de détecter les « blanchisseurs« ., Or, un tel travail d’investigation requiert des outils performant et des professionnels compétents. Dans ce secteur de niche, les professionnels de la Veille ont donc de l’avenir.

Mes pas me portent ensuite vers le stand du portail de l’IE. Quelques étudiants de l’EGE en font la promotion. Leur discours recèle une ambiguïté : difficile, en les écoutant, de savoir s’ils font la promotion du portail de l’IE ou de l’EGE. Un peu des deux, sûrement, puisque l’un d’entre eux me rappelle que les étudiants ont planché trois ans sur ce portail. Une fierté bien légitime, mais qui brouille leur message. d’autant plus que l’EGE avait annoncé sa présence.

Mon estomac criant famine, je me dirige vers l’espace de vente du Salon afin de me restaurer. Mais c’est sans compter sur une carte de paiement qui me refuse pitance. Coup de pied de l’âne de mon banquier en mal de mansuétude…

De retour vers 14h30, j’inaugure l’après midi par une démonstration de Keywatch, sur le stand d’Iscope. Mon interlocutrice s’attache à me démontrer le caractère convivial de l’outil. Mais là encore, de telles performances ne seront guère accessibles qu’aux grands comptes, les PME/PMI devant se concentrer sur la matière grise, matière première de la Veille s’il en est. Matière première sur le site d’ADBS, qui permet aux veilleurs de s’enregistrer et aux entreprises de les détecter. J’en profite pour faire connaissance avec Michèle, chargé de Veille avec laquelle j’avais entretenu une correspondance via Twitter. Rien ne vaut le face-à-face pour pour concrétiser une relation, et s’ouvrir à de nouvelles opportunités. Si le mercredi matin a été dédié à la rencontre d’entreprises, l’après-midi a été consacrée aux hommes. Aux femmes, pour être plus précis.

Pour cette raison, mon arrivée le jeudi sur le Salon est plus tardive. Après un rapide passage sur le stand de Digimind, je me rends sur le stand d’Iscope pour l’Apéro Veillelab. Pour cela, certains viennent de loin, à l’image de Marie. Mais la plupart sont des franciliens. Une fois de plus, cette rencontre illustre l’importance des relations humaines dans la constitution et la mise en oeuvre de réseaux relationnels. Et si Internet constitue un accélérateur, il ne se saurait se substituer à la rencontre face à face, qui permet d’échanger des informations professionnelles ou de nouer des contacts par la découverte de centres d’intérêt communs.

3 réflexions au sujet de « Un chargé de Veille à I-Expo »

  1. Tout à fait d’accord !
    Sur l’offre d’outils d’abord, et sur la nécessité de se rencontrer « en vrai » après avoir fait connaissance en « mode 2.0 ».
    Contente de d’avoir rencontré d’ailleurs, à une prochaine fois j’espère !

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