Collecte de données en ligne

Un chargé de Veille sans Internet est-il encore crédible ?

Tout a commencé par un incident banal : Une résiliation de ligne téléphonique.

Mais plus de téléphone, plus de  connexion Internet, du moins sans clé 3G. Et plus de connexion Internet, plus d’accès à l’actualité galopante qui peuple nos quotidiens professionnels.

Ou, pour les intermittents du travail, plus d’accès à l’emploi. De quoi piquer une crise de nerfs.

De retour au calme, une prise de conscience s’impose : Internet appartient désormais, de manière indissoluble, à notre quotidien professionnel. Et sans Internet, nous voilà aveugles et sourds.

Pourtant, comment font-ils, sourds et aveugles, pour évoluer dans notre univers hyper-visuel, où le moindre bruit devient buzz ?

Ils ont su composer avec leur handicap pour évoluer parmi nous. C’est notamment le cas de 80% d’entreprises algériennes coupées du Web. Et ce qui apparait comme une faiblesse devient alors une force : une moindre suggestibilité aux ragots futiles, aux potins sans profondeur, un vécu à distance, en somme.

Plongé dans cette cécité virtuelle, la priorité a été de rétablir un contact humain, ne serait-ce que pour accéder au sacro-saint Graal du Net, répondant au nom barbare d’e-mail.

Et là, la lumière jaillit de l’obscurité : des conférences, avec des gens, des occasions qui se présentent, des intérêts communs ou complémentaires qui se rencontrent, des coordonnées qui s’échangent…N’est-ce pas aussi cela, faire de la veille ? Détecter des opportunités, certes, mais aussi tirer le meilleur parti des événements et des circonstances ? Et cela reste possible, sans outil ni technologie.

Faut-il jeter nos ordinateurs ? Résilier nos abonnements ? Non, car ce serait aller contre l’évolution de notre société et emprunter la voie de la marginalisation, voie de garage s’il en est. Mais pourquoi ne pas l’éteindre de temps à autre pour sortir de soi même et reprendre un vrai contact avec l’autre, s’enrichir d’échanges réciproques ?

Ce n’est pas parce que c’est difficile que l’on n’ose pas, mais parce que l’on n’ose pas que c’est difficile. Alors osons nous affranchir de la technologie pour remettre l’homme à sa place, au centre de nos relations.

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