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L’information est-elle une arme de destruction massive ? Un chargé de veille mène l’enquête

La « guerre de l’information » n’existe pas. Les anecdotes qui circulent à ce sujet ne sont guère que des cas d’espèce, relayés par des obsédés de la théorie du complot, ou par des commerciaux qui usent de la peur d’un client mal informé pour mieux lui vendre ses produits. Et la peur est mauvaise conseillère, en ce qu’elle bloque toute initiative. D’ailleurs, la vie n’est-elle pas une permanente prise de risque ?
Voilà quelques uns des arguments que peut entendre un chargé de veille, dès lors qu’il évoque la protection du patrimoine immatériel de l’entreprise : technologie, savoir-faire, réputation… Alors la veille rendrait-elle paranoïaque ? Ou, comme l’écrivait Rabelais, « ignorance est mère de tous les maux » ?

Quand les concurrents attaquent

Avec la crise économique, les opportunités commerciales se raréfient. Dès lors, pour gagner des parts de marchés, tous les moyens sont bons, tant qu’ils sont efficaces. Et le pire ennemi d’une entreprise est…ses concurrents. Ceux-ci peuvent tenter de prendre l’avantage en se procurant des informations confidentielles sur la technologie ou les projets développés par l’entreprise. La surveillance de l’activité et des avancées technologiques de l’entreprise s’effectue par le biais de stagiaires étrangers. Ce procédé semble notamment être devenue une spécialité chinoise.

Mais l’attaque peut aussi avoir pour but de provoquer une baisse de crédibilité de l’entreprise, avant rachat. Le dénigrement des produits innovants vise à s’approprier sa technologie ou son savoir faire, tandis que le dénigrement des hommes permet de détourner la clientèle. Des grands groupes, mais aussi des PME subissent ce type d’attaque.

Parmi les supports privilégiés de ces actions de déstabilisation figure en bonne place les réseaux sociaux. Leur proximité allié à leur aisance d’utilisation en font des instruments de propagation faciles d’utilisation.

L’ennemi intérieur

Si l’Intelligence Economique enseigne la gestion des menaces extérieures, il lui arrive néanmoins d’occulter les menaces internes à l’entreprise. Pourtant, la prévention de fuites intérieures revêt une importance capitale, comme le démontre la mésaventure survenue à un constructeur automobile.

L’entreprise contre-attaque

Avec l’arrivée du Web 2.0, Certaines ONG n’hésitent pas à remettre en cause le discours institutionnel des entreprises en utilisant des people comme relais d’opinion. Désormais, l’entreprise surveille donc ce qui se dit d’elle sur Internet.

Cependant, la meilleure défense reste l’attaque. Certaines entreprises poussent donc la surveillance jusqu’à infiltrer des ONG, afin, sous couvert de prévention du risque terroriste, de contrôler les informations défavorables diffusées. D’autres entreprises préfèrent utiliser des ambassadeurs extérieurs à l’expertise techniques incontestable, notamment des scientifiques, comme agent de lobbying. Mais rien ne vaut le combat du mal par le mal. Certaines ONG exerçant un lobbying discret mais efficace pourfendent donc d’autres ONG sous couvert, notamment de la liberté de consommer.

Il résulte des quelques exemples trouvés sur Internet que contrairement à ce que certains prétendent, les attaques au patrimoine immatériel de l’entreprise existent bel et bien. Des témoignages viennent attester de leur réalité. Tout dirigeant responsable se doit donc d’entreprendre une démarche active en ce sens, quelle que soit la taille de son entreprise.

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